Quand un vin, une musique de jazz et le souvenir d’une fille splendide entrent en résonance.
Un vin blanc en l’occurrence au nom suggestif : « La Cuvée des Filles ».
Ce n’est pas un vin de prestige, pas même une appellation d’origine contrôlée. Il ne revendique qu’une indication géographique protégée (IGP), mais c’est celle des Alpilles, du nom de la magnifique arête rocheuse qui barre la Provence d’est en ouest, entre Durance et Rhône. Et il affiche fièrement le label de l’agriculture biologique. Issu d’un cépage Chasan, métis de listan andalou et de chardonnay bourguignon, c’est un vin de fraicheur, très peu acide, aux subtils arômes de fruits d’été, à la belle minéralité. A boire jeune.
Ce vin blanc-là exprime un accord insolite.
Le boire a fait résonner en moi un air, oui, une musique de jazz, le piano de Dave Brubek et le saxophone alto de Paul Desmond. Le jazz détente de la côte Ouest des Etats-Unis des années 50 et 60. Cet air c’est « Audrey », qui évoque l’élégance et le charme d’Audrey Hepburn. La Cuvée des Filles, Brubek et Desmond, Audrey…
Quand savourer le vin fait tourner le carrousel des sens et devient expérience mentale !
Un instant de grâce…



Laisser un commentaire